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Au secours, mon chat fait des saletés partout !!!


Le chat est par nature très attaché à la propreté. En fonction de ses préférences et de son environnement, il utilisera la litière qui lui est proposée ou ira faire ses besoins dehors, dans un petit trou creusé dans le sable ou, ô joie, dans la terre de vos bacs à aromatiques. Ça c’est son fonctionnement « par défaut » aussi, si tout à coup Chachoune semble préférer votre canapé à son bac pour soulager sa vessie, alerte rouge, c’est qu’il y a souris sous placard !

Loin d’une éventuelle marque de protestation, les faits de malpropreté expriment un mal-être du chat dont les origines peuvent être bien variées. Alors, face à l’objet du délit, on vérifie d’abord qu’aucun autre protagoniste (le gros matou du quartier qui aurait profité d’une fenêtre ouverte, Junior que l’on n’entendait plus depuis 5 minutes et qui du haut de ses 18 mois et muni de ses adorables doigts gourds avait décidé de vous aider à arroser les plantes …) n’est responsable du méfait et, une fois l’ensemble des preuves réunies, on oublie le vieux réflexe punition, on respire un grand coup (oui ça ne sent pas très bon), on ouvre ses chakra(kra)s et on va chercher les causes et solutions pour que tout ça ne soit vite plus qu’un vilain souvenir.

Différence entre jet urinaire et déjection hors litière

Voir la posture du chat au moment des faits est un indicateur important.

Marlow est accroupi sur une surface plane type moquette, couverture, canapé ou évier, il produit un volume d’urine généreux et gratte autour de l’endroit du délit. Là, pas de doute, nous sommes sur du pipi sauvage, il faut mener plus loin l’enquête.

En revanche, il se peut que votre chat fasse des projections d’urine sur une surface verticale, queue dressée, pattes arrières légèrement en mouvement. Ses principales victimes : les portes, les rideaux, les prises électriques, les sacs de course. Dans ce cas là, chez un chat mature non castré, on peut facilement conclure au processus de marquage du territoire mais, chez un chat stérilisé, c’est qu’il y a une gêne physique, bien souvent une cystite, donc hop, on embarque Pompon chez son vétérinaire préféré !

Les principales causes de la malpropreté

Généralement Maman chat a enseigné les essentiels de l’hygiène à ses chatons et, pour ceux qui ont été livrés à eux-mêmes dès leur plus tendre enfance, le gêne de la propreté est tellement bien ancré dans l’espèce que, bien coachés, ils comprennent souvent assez vite où faire quoi.

Quelles sont alors les raisons les plus courantes qui peuvent conduire à l’accident ?

1. Une litière ou un bac mal entretenu(e) et/ou malodorant(e)

Ça on ne le répétera jamais assez, on peut tout-à-fait s’appeler Balourd et avoir les coussinets et l’odorat les plus délicats du monde ! Le chat aime avoir une litière im-pec-ca-ble : en plus du nettoyage quotidien servant à supprimer popos et pipis agglomérés dans le gravier, il faut une fois par semaine vider complètement et nettoyer le bac.

2. Le type de litière ne convient pas

Là aussi c’est une affaire de sensibilité mais autant certains types de litières fonctionnent bien pour le chaton autant, il peut arriver qu’une fois plus gros et plus grand, la surface lui soit très inconfortable et donc le détourne de son lieu d’aisance. D’une manière générale, les chats préfèrent les petits grains, semblables au sable, qui retiennent les odeurs. Si vous souhaitez changer, pensez à faire une étape de transition avec un mélange litière habituelle / nouvelle litière.

3. Le bac à litière

Couvert, pas couvert, à l’abri des regards… : ce qui semble pratique pour vous n’est pourtant pas forcément du goût de Milky donc il faut essayer jusqu’à trouver le bon bac.

4. L’emplacement du bac n’est pas sécurisant

Si la litière se trouve dans un endroit où d’autres animaux peuvent venir le perturber, ou encore à proximité d’un appareil bruyant comme un lave-linge en plein essorage, le chat se sentira particulièrement vulnérable au moment d’utiliser sa litière et préfèrera alors aller se mettre à l’abri derrière la télé ou au fond du placard pour faire ses petites affaires. Veillez donc à bien choisir l’environnement de son bac qui devra également être éloigné de ses gamelles.

5. L’âge

Là c’est le principe du trop-trop : trop jeune ou trop vieux, si le chat a une distance trop importante à parcourir pour accéder à sa litière, il est fort probable que malgré sa bonne volonté il se déleste en route. Il faut donc prévoir d’adapter l’emplacement de la litière à ses capacités. Attention aussi, Filou du haut de ses 13 ans peut revenir sur ses habitudes et préférer une litière intérieure plutôt qu’aller se cailler les fesses dehors : anticipez !

6. Le mauvais souvenir

C’est plus rare mais il peut arriver qu’un chat délaisse sa litière car elle est associée pour lui à un mauvais moment. Prise de médicament ou simple fait d’avoir été touché alors qu’il était dedans peuvent titiller le sensible félin. Dans ce cas là, trouver un nouvel endroit au calme pour mettre le bac de litière peut suffire à résoudre le problème.

7. Situation particulière

Si Toupie a peur de traverser une pièce dans laquelle se trouve un inconnu pour accéder à sa litière ou angoisse à l’idée d’être prise pour cible par d’autres animaux pendant ce moment d’intimité, elle peut rechigner à utiliser le lieu habituellement dévolu à ses besoins. Il faut donc rassurer, anticiper et, pour les habitués de l’extérieur, accompagner dehors, voire créer un espace dédié dans un petit coin sécurisé du jardin.

8. La maladie

Si le phénomène s’installe alors que vous avez fait le tour de toutes les éventuelles autres sources de désagrément, il est fort probable que votre chat souffre de symptômes nécessitant l’expertise de votre vétérinaire. Il y a bien sûr la cystite mais aussi des causes plus subtiles comme tout ce qui est lié au stress. Ne traînez pas et parlez-en, votre chat comme vos canapés vous le rendront bien !

Quels réflexes adopter ?

Jouer les détectives plutôt que sévir on a compris que c’était la base, maintenant d’autres actions peuvent également compléter le kit de survie du propriétaire de chat popossédé.

1. Utilisez des produits adaptés

Exit les trucs et astuces de Tata Georgette qui vivait avec ses 12 chats : appliquer des produits dissuasifs type écorce de citron ou poivre sur les lieux souillés pourrait avoir l’effet inverse à celui recherché. En effet, fortement anxiogènes, ces subterfuges ont souvent comme seule conséquence de déplacer le problème et en amplifier la source : la double peine donc !

Pour nettoyer la zone salie, choisissez une solution de lavage type poudre, de préférence biologique. Saupoudrez la zone, rincez avec un peu d’eau froide et laissez sécher. Une fois la zone sèche, vaporisez légèrement d’alcool à 90°, frottez doucement et laissez évaporer. Il est quand même conseillé de tester sur une petite surface avant utilisation sur tissus délicats.

Des produits disponibles dans le commerce peuvent aussi se révéler efficaces, surtout pour diminuer les odeurs mais là encore, un petit test est toujours nécessaire.

2. Bloquez l’accès de l’endroit où le chat a fait ses besoins

De cette façon on évite de créer l’habitude. Gardons toujours à l’esprit que le chat est un animal de routine, pour le meilleur comme pour le pire.

3. Mettez plusieurs litières dans la maison.

Simple et efficace, en multipliant les points pour se soulager, Pistache n’aura plus, ou en tous cas moins, d’excuses.

4. Restez zen

Pas toujours facile, soit, mais si vous prenez Bounty sur le fait, attrapez-le délicatement et allez le déposer, de façon tout aussi prévenante, dans sa litière. Pas de punition, pas de sur-stress, on pose un petit pion vers le mieux être.

5. Demandez conseil

Une fois encore, votre vétérinaire reste le meilleur allié pour venir à bout de ces moments délicats. N’hésitez pas à le consulter, il pourra alors vous présenter différentes solutions comme des sprays de phéromones ou compléments alimentaires qui viendront apaiser votre chat et ainsi vous mettre sur la voie d’un rapide retour à la normale.